En marge de la 78ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Laboratoire de Recherches et d’Actions Diplomatiques (LaRAD), en collaboration avec l’Association Gabonaise pour les Nations Unies (AGNU) et l’Institut des Hautes Études Internationales (INHEI) du Burkina Faso, organise les 20 et 21 septembre 2023 à New York, un Sommet sur le Financement des Femmes et des Jeunes en Afrique. Nous avons rencontré à cet effet le Président du Comité d’Organisation qui nous parle donc du sommet. Lisez plutôt.
African Journal ( AJ ) : Pouvez – vous vous présenter à nos lecteurs?
Lagrange Fidèle SINMENOU AGNANKPE (LFSA) : Je suis Lagrange Fidèle SINMENOU AGNANKPE, Consultant-Spécialiste en Intelligence Stratégique, Communication et Diplomatie, Directeur Exécutif du Laboratoire de Recherches et d’Actions Diplomatiques (LaRAD), Secrétaire Général de l’Association Gabonaise pour les Nations Unies (AGNU), et Secrétaire Général du Conseil International des Professionnels du Protocole et des Relations Publiques (IPPRB).
AJ : Votre organisation, le Laboratoire de Recherches et d’Actions Diplomatiques (LaRAD), en collaboration avec l’Association Gabonaise pour les Nations Unies (AGNU) et l’Institut des Hautes Études Internationales (INHEI) du Burkina Faso, organise les 20 et 21 septembre 2023 à New York, un Sommet sur le Financement des Femmes et des Jeunes en Afrique et ce en marge de la 78ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Expliquez-nous de façon succincte le ou les objectifs visés par l’organisation et en quelle année a – t – elle vu le jour ?
LFSA : Notre Organisation existe depuis 2018 donc cinq ans déjà, a lancé officiellement ses activités en 2020 donc depuis trois ans et dispose de quelques Représentations Résidentes. Elle œuvre pour un réel épanouissement social et économique des peuples africains particulièrement des femmes et des jeunes à travers des actions et appels à une diplomatie africaine décomplexée et participative, des recherches, des enquêtes, des formations, des conseils et propositions techniques aux gouvernants, aux partenaires techniques et financiers du continent ainsi qu’aux femmes et jeunes du continent africain. Nous avons un Plan d’Actions Stratégiques Décennal qui repose sur la mise en œuvre conjointe et effective du Programme de Développement Durable (ODD) et l’Agenda 2063, ainsi qu’un Programme Principal Annuel pour les jeunes Africains qui est un incubateur les préparant en format hybride durant un an au moins à aller sur le marché du travail ou de l’auto-emploi en ayant les rudiments requis pour s’intégrer dans divers environnements professionnels aux fins d’affronter convenablement les défis et enjeux y afférents.
AJ : Le sommet concerne le financement des femmes et des jeunes en Afrique. C’est dans quel (s) domaine (s) ou projet ( s) les femmes et les jeunes seront – ils financés ?
LFSA :Nous avons réalisé durant seize mois à peu près, une enquête qui a démontré que malgré les efforts des gouvernants et des partenaires techniques et financiers, 90 % des femmes et des jeunes africains manquent encore de financement pour se former et ou mettre en place des activités génératrices de revenus ou des micro-projets et micro-entreprises. C’est ce qui a amené l’initiative et la naissance du Sommet sur le Financement des Femmes et des Jeunes en Afrique #S2FJA2023.
Cet événement que nous organiserons les 20 et 21 Septembre à la Salle de Conférence de la Représentation Permanente du Burkina Faso à New York et en ligne avec nos différents partenaires, est un événement technique qui regroupera des Ministres, des Experts et des acteurs de croissance et de développement que sont les femmes et les jeunes qui, partageront des expériences, réfléchiront sur les voies et moyens pour accroître les financements des femmes et des jeunes sur notre continent.

Une restitution des travaux donc des propositions et un échange aura lieu en format hybride avec les plus hautes autorités de nos pays le 21 septembre de 15H à 17H15 à la Salle de Conférence N°7 du Bâtiment des Nations Unies.
AJ : Les femmes et les jeunes qui participeront à ce sommet viendront – ils avec leurs projets ou bien ce sont des projets qui seront élaborés sur place ?
LFSA : Les participants pourront venir avec des projets et des propositions techniques. Je crois également que sur place des initiatives et suggestions prendront corps et forme au profit des diasporas, des femmes des jeunes résidents en Afrique ainsi que des gouvernants et partenaires techniques et financiers.
AJ : De quels pays viendront ces femmes et ces jeunes et combien sont-ils ?
LFSA : Nous ne pourrons citer le nombre exact de participants, toutefois la diaspora africaine est fortement annoncée ainsi que des femmes, des jeunes et de hautes autorités de plusieurs pays africains.
AJ : Quels ont été les critères de sélection ?
LFSA : Il y a eu des critères de sélection des speakers et des autorités qui recevront des distinctions au cours du Panel de haut niveau. Ces critères sont et seront toujours basés à chaque édition sur les performances et la qualité des impacts des résultats des actions et initiatives en faveur du financement des femmes et des jeunes en Afrique.
AJ : Les femmes et les jeunes de la diaspora africaine vivant aux USA peuvent – ils participer à ce sommet ? Si oui quelles sont les conditions de participation ?
LFSA : La diaspora joue un rôle prépondérant et crucial dans le financement des femmes et des jeunes en Afrique raison pour laquelle vous verrez plusieurs femmes et jeunes de la diaspora parmi les speakers. La diaspora est cordialement invitée et n’aura qu’à s’inscrire au plus tôt en envoyant un mail à l’adresse contact@larad.net.
AJ : Le sommet est – il le premier en son genre ou bien il y a eu d’autres sommets de même type ?
LFSA : Le Sommet est un événement qui sera annuel et dont la phase expérimentale s’est tenue l’année dernière. Une Phase de suivi-évaluation des recommandations de chaque édition se déroulera chaque année de décembre à Juillet au niveau de chaque pays participant.
AJ : Qu’attendez – vous de ce sommet ?
LFSA : Que toutes les composantes et bénéficiaires des chaînes de financement des femmes et des jeunes en Afrique se retrouvent pour apporter des solutions idoines à la problématique, et que les femmes et les jeunes aient l’opportunité d’échanger directement avec nos plus hautes autorités sur la problématique.
AJ : Votre mot de la fin ?
Remercier les plus hautes autorités africaines particulièrement celles qui ont déjà données leur accord de principe pour être avec nous, encourager chaque membre de l’équipe qui travaille depuis plus d’un an sur l’événement, vous remercier aussi vous qui nous avez offert cette opportunité, et inviter les femmes et les jeunes de notre riche continent à se joindre à nous pour faire entendre leur voix qui compte et porte.
Que DIEU bénisse encore l’Afrique et les Africains !
Je vous remercie
Bazona Barnabé Bado
