L’ambassadeur du Burkina Faso à Washington D.C a échangé avec les Burkinabè de New York, New Jersey et de New England

L’ambassadeur du Burkina Faso à Washington D.C Son Excellence Kassoum Coulibaly a rencontré le 6 juillet 2025 à New York les Burkinabè de New York, New Jersey et de New England pour un face à face franc et direct. Il a d’abord rencontré les personnes ressources et les sages qui sont plus proches des communautés pour mieux les écouter, et échanger avec eux.

Ses Excellences Monsieur l’ambassadeur Kassoum Coulibaly et Madame la consule generale du Burkina Faso a New York

L’ambassadeur qui avait à ses côtés le consul général du Burkina Faso à New York Son Excellence Madame Estelle Pélagie Segda/ Gango et le consul honoraire du Burkina Faso à New Jersey Monsieur Saidou Ouédraogo quand il rencontrait les personnes ressources, a fait le point sur la situation qui prévaut au pays des Hommes Intègres surtout sur la situation sécuritaire notamment la guerre contre le terrorisme qui nous a été imposée.

Il s’est réjoui du fait de cette ambiance de solidarité qui règne au sein des communautés et les a invitées « à maintenir cette solidarité entre nous. » Il les a aussi invitées à ne pas mettre des barrières dans le processus enclenché par les autorités du Burkina Faso. Il a promis à son tour « de faire tout pour que chaque Burkinabè se sentent à l’aise. » Bien avant l’intervention de l’ambassadeur, Madame le Consul général du Burkina Faso par ailleurs hôte de la rencontre a souhaité la bienvenue aux uns et autres, et exprimé sa joie de voir la rencontre se tenir dans une parfaite symbiose. « La présence des uns et des autres montre que même loin du Burkina Faso notre cœur bat pour notre pays, » a – t – elle déclaré.

Le presidium

Les personnes ressources et les sages ont pris tour à tour la parole qui pour poser des questions relatives aux questions brûlantes de l’heure, qui pour exprimer la ferme volonté des personnes ressources et les sages à accompagner le gouvernement dans sa nouvelle vision, qui pour exprimer leurs préoccupations par rapport à la situation sécuritaire du pays…

Après cet entretien avec les personnes ressources et les sages, Son Excellence Monsieur l’ambassadeur Kassoum Coulibaly avec à ses côtés Son Excellence Monsieur Ganou Oumarou ambassadeur du Burkina Faso auprès des Nations – Unies, et les deux consuls sus – dessus mentionnés, ainsi que les délégués du Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur de New York, de New Jersey et de New England, a rencontré les Burkinabè de New York, New Jersey, et New England pour des discussions franches.  Des discussions qui se sont articulées autour des quatre points.

Photo de groupe
  • Information sur la situation nationale du Burkina Faso.

Situation oblige, c’est la guerre contre le terrorisme qui polarise les attentions. « Cette guerre est un jeu de l’impérialisme, » a déclaré l’ambassadeur. Et d’ajouter : « Ils veulent avoir nos ressources, nos terres, et nous disons non. » Pour lui, l’impérialisme n’a pas voulu que l’initiative du Liptako Gourma se matérialise. « Mais ils ont échoué avec l’avènement de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel qui est salutaire pour nos pays et pour l’ensemble de nos populations. » Il dira également que la « reconquête du pays se poursuit conformément à des objectifs qui sont fixés. Il a appelé les uns et les autres à taire nos différences car dit – il « on est victime de beaucoup de manipulations pour que nous soyons divisés. »  « Je vous demande de vous en tenir aux informations officielles. »

  • Les activités au niveau de l’ambassade

Selon l’ambassadeur, les services au niveau de l’ambassade ont été structurés. Il existe donc entre autres les services politiques et consulaires, le secrétariat et la trésorerie, et aussi des sections. « Tous ceux-ci pour répondre à vos besoins, » explique – t – il. Il est revenu sur le téléphone au niveau de l’ambassade et le consulat car selon lui beaucoup de gens se plaignent. Il a mentionné que les difficultés téléphoniques sont liées au fait qu’il n’y a pas assez de lignes téléphoniques et qu’ils feront tout pour résoudre le problème. Dans le souci d’être plus proche de la communauté, l’ambassadeur a décidé de rencontrer mensuellement les consuls et les délégués du Haut Conseil des Burkinabè de l’Etranger.

  • L’immigration

L’ambassadeur est revenu sur le Burkina Faso qui est sur la liste des 36 pays africains qui ont été reprochés par le gouvernement du président américain Donald Trump pour fait d’irrégularité au niveau des visas. Selon des informations recueillies auprès du gouvernement américain, 25 % des services de visas pour étudier aux Etats – Unis ne sont pas en règles et 13 % concernent les visas de tourisme. L’ambassadeur demande la compréhension des uns et des autres pour la régularisation de leur situation. « Faisons en sorte que nous sortions de la liste des 36 pays, » a – t – il insisté.  Il a invité donc les Burkinabè à respecter la règlementation du pays dans lequel ils vivent et à coopérer avec le gouvernement.

  • Appel

Enfin l’ambassadeur a lancé un appel aux uns et autres à participer activement à « Faso – Mebo » cette initiative du gouvernement pour la reconstruction du pays. Il a remercié les uns et les autres pour leurs contributions et a précisé que le gouvernement ne peut pas tout faire. « Le Président vous salue pour vos contributions pour faire avancer notre lutte et notre révolution progressive, » a – t – il déclaré.

Dans son intervention, le délégué du Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur Brice Ouédraogo qui a pris la parole au nom des trois délégués présents, dira que la « présence de l’ambassadeur nous rassure. » Même son de cloche pour Askia Sigué président de l’Association des Burkinabè de New York qui a pris la parole au nom des autres présidents présents, : « Votre présence est perçu avec beaucoup d’espoir et d’attente » dit – il.  Pour Abé Kinda Joseph représentant des sages, « Nous sommes prêts pour la même cause. »

Des questions relatives à la guerre, la lenteur dans le traitement des dossiers au niveau de l’ambassade et consulat, manque de structures d’appui, besoin de dialogue avec les autorités, etc. ont été des préoccupations de la communauté. Des questions qui ont été répondues de façon satisfaisante par l’ambassadeur.  « Vous pouvez compter sur nous, » a – t – il conclut.

Bazona Barnabé Bado

 

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