En marge de la 80 -ème session de l’assemblée générale des Nations – Unies, les premiers ministres du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont rencontré la diaspora du Mali, du Burkina Faso et du Niger vivant aux Etats – Unis d’Amérique, afin d’échanger sur la situation qui prévaut au sein de ces trois pays qui constituent la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel.
Venue des quatre coins des Etats – Unis d’Amérique, cette diaspora s’est mobilisée comme un seul homme pour cette rencontre historique. Comme l’a souligné le premier ministre Burkinabè Son Excellence Monsieur Jean Emmanuel Ouédraogo, « la mobilisation est la première énergie de l’AES. »
Pour lui, « la naissance de l’AES est une chance inouïe et historique pour les trois pays ou les trois valeureux fils du Sahel, (faisant référence aux présidents le général de l’armée Assimi Goïta du Mali, le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina, le général Abdourahamane Tchiani du Niger) ont décidé de combattre pour la dignité, la liberté, et la justice et contre l’adversité. « C’est un combat pour permettre à nos enfants, et à nos arrière-petits-enfants un avenir prospère, » a – t – il déclaré. C’est pourquoi a – t – il rappelé que l’AES compte sur chaque fille et fils du pays de la diaspora.
Pour le premier ministre nigérien Son Excellence Ali Mahamane Lamine Zeine, « c’est un avantage pour les trois pays de l’AES d’être des pays de l’hinterland dépendant des ports des pays côtiers. « Ceux qui ont des ports ne peuvent rien faire sans nous, » a – t – il déclaré avant de souligner que le sous – sol des pays de l’AES est riche en ressources naturelles et que les terroristes s’attaquent aux agriculteurs et aux éleveurs qui constituent 80% de la population. Il a donc lancé un vibrant appel aux terroristes à déposer les armes. « Ce sont des frères et nous devons travailler à les ramener sur le bon chemin. »
Pour le premier ministre Malien Son Excellence Monsieur Abdoulaye Maïga, le combat que mène les pays de l’AES a son sens, car dit – il « nous devons vivre en paix sur la terre de nos ancêtres. » IL a exprimé cette volonté unanime de voir fusionner ces trois pays en fédération : « Qu’il n’y est plus de Burkinabè, Malien et Nigérien ».
Dans son mot de bienvenu, le président de l’AES de la diaspora aux Etats – Unis Mustapha Diaoune a déclaré : « Nous encourageons nos décideurs à continuer dans cette excellence perspective, plus spécifiquement, nous les exhortons à aller plus loin notamment dans la finalisation de l’incontournable dossier du franc CFA. »
Après cette rencontre avec l’AES, le premier ministre Burkinabè a tenu à rencontrer les leaders des différentes communautés de la diaspora Burkinabè aux USA pour un échange franc et direct.
« Nous ne sommes pas venus à New York pour quémander, » a – t- il martelé. Et d’ajouter : Tous les styrènes qui annonçaient l’apocalypse voient que le Burkina Faso est debout ».
Ce ne sont pas des exemples qui lui ont manqué pour étayer ses dires. Sur le plan sécuritaire il dira que grâce au sacrifice des forces de défense et de sécurité (FDS), et des volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des victoires ont été enregistrées et 72 % du territoire a été conquis. Sur le plan de l’agriculture des efforts historiques et colossaux ont été consentis pour accompagner les agriculteurs avec 6 millions de tonnes de céréales enregistrés l’année passée et plus de 7 millions de tonnes attendues cette année selon le premier ministre. La vaccination des animaux en ce qui concerne l’offensive agro – pastorale, la production du poisson en quantité énorme pour ce qui concerne l’halieutique, 12% du budget consacré à la santé qui fait que la dialyse est maintenant gratuite, l’initiative Faso Mebo avec la construction des routes, 36 tonnes d’or collectés au seul titre de l’année 2025, une place importante pour le développement de la science et de la technologie sont entre autres autant d’initiatives entrepris par le gouvernement et dont le premier a apporté plus d’éclaircissement.
« Des initiatives qui nous assurent d’avantage » a déclaré Brice Ouédraogo délégué du Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur de New York. 
Il a aussi apporté des réponses à toutes les questions posées par la communauté. « Une communauté dynamique » comme l’a si bien souligné l’ambassadeur du Burkina Faso à Washington D.C, Son Excellence Monsieur Kassoum Coulibaly.
A noter que toute la délégation qui accompagnait le premier ministre et les autorités consulaires ainsi que l’ambassadeur du Burkina Faso Oumarou Ganou étaient présents à ces rencontres.
Bazona Barnabé Bado
