Attaques terroristes au Mali : Et si la solution devrait venir de la Kabylie ?

Three armed fighters wearing turbans and camouflage stand with backs to the camera in a desert, facing a crowd of civilians.

 

             Par Bazona Barnabé Bado

Le 25 avril dernier, le Mali se réveille dans la douleur et dans le deuil avec des attaques terroristes cordonnées et planifiées dans plusieurs villes du pays à savoir Bamako la capitale, Kidal autrefois le bastion des rebelles Touaregs regroupés au sein du mouvement séparatiste de l’Azawad, Sévaré, Gao et Kati. Des attaques revendiquées quelques heures plus tard par le JNIM (Jamaat Nusrat al – Islam wal – Muslim) groupe djihadiste affilié à Al – Qaida, avec une alliance de circonstance avec l’Azawad. Il y a eu plusieurs victimes innocentes dont la mort du ministre de la Défense malienne Sadio Camara dont le domicile a été pris pour cible par un kamikaze.

Des attaques qui semblent surprenantes mais en réalité elles pouvaient être évitées si les autorités maliennes étaient restées vigilantes car les signaux d’une telle attaque étaient déjà là. On peut s’interroger aussi sur la bonne foi de certains pays voisins du Mali qui sont l’Algerie et la Mauritanie. Et que faire pour empêcher que telles attaques d’une telle envergure ne se reproduisent plus ?

Même si aujourd’hui on accuse à tort ou à raison les services de renseignement maliens d’avoir faillis, on peut pousser plus loin pour dire que les autorités maliennes ont été nonchalantes face aux signes précurseurs des attaques qui ont été perpétrées en ce mois d’avril 2026.

Primo : Le blocus qui empêchait le ravitaillement en essence. Déjà en septembre 2025, le JNIM avait imposé un blocus au sud du Mali qui avait coupé les routes commerciales ayant pour conséquence une pénurie d’essence dans certaines villes du pays. Ce blocus indiquait déjà que le vers était dans le fruit. Même si la situation était revenue à la normale, les autorités devraient savoir que les terroristes avaient déjà minés le pays par leur présence.  

Secondo : La sortie du président Nigérien : En novembre 2025, le président Nigérien le général Abdhouramane Tchani dans une interview indiquait que les différents groupes terroristes avaient tenue une réunion secrète au Mali au cours de laquelle ils envisageaient la balkanisation du Mali. Une telle information d’une importance capitale devrait faire l’objet d’une investigation.

Tertio : L’hiver noir du capitaine camarade Ibrahim Traoré (IB) : A l’ouverture de la deuxième session du collège des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel (AES) tenue au Mali le 23 décembre 2025, IB avait parlé d’hiver noir qui symbolise selon lui, une guerre sanglante et meurtrière orchestrée, semblable a une forme de « printemps arabe » destructeur, visant à piller les richesses de la région. Cette information qui rejoignait déjà celle révélée par le président Tchani, devrait être scrutée à la loupe.

Loin de moi l’idée de jeter l’anathème sur les autorités maliennes. Il s’agit pour moi de faire une analyse simple en tant qu’un simple observateur qui n’est pas dans le secret des dieux.

L’heure n’est plus au balbutiement mais plutôt à la fermeté et aux prises des décisions radicales pour répondre aux exigences radicales. Le Mali doit s’inspirer du Burkina Faso avec la mise en place des structures de veille citoyenne tels que les « Wayians » ces hommes et femmes qui dorment à la belle étoile aux abords des rond points au Burkina Faso pour veiller au grain sur la Revolution Populaire et Progressiste.

En outre, le Mali doit obligatoirement contraindre ses voisins immédiats à savoir l’Algerie et la Mauritanie à plier l’échine en s’immisçant dans les affaires intérieures de ces deux Etats qui constitueraient des bases arrière pour les terroristes dont l’Azawad.  Par exemple, en Algerie le Mali pourrait s’appuyer sur le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) qui lutte depuis pour l’Independence de la Kabylie située au nord de l’Algerie avec les Berbères comme population autochtone.  

Les autorités du Mali, du Niger et du Burkina Faso doivent redoubler d’effort car cette guerre comme l’avait déjà prédit IB sera longue. Notre ennemi ce n’est pas ceux qui prennent les armes contre leurs propres frères et sœurs. L’ennemi ce sont les commanditaires tapis dans l’ombre qui financent à coup de milliards d’Euros des apatrides, des vendus qui passent en premier plan leurs intérêts égoïstes au détriment de l’intérêt général.

Les pays de l’AES n’ont pas d’autres choix que de gagner. Et nous devons lutter jusqu’à la dernière goutte de notre sang avec tous les moyens nécessaires.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *