Consulat du Burkina Faso à  New York : Alpha Barry installe Alain Kompaoré  dans ses fonctions de consul général

By :  Bazona Barnabé  Bado et Moustapha Diaoune

Le ministre des affaires étrangères Alpha Barry a procédé le 30 Septembre 2018, à la coupure du ruban symbolique du consulat du Burkina Faso à New York. Ce qui marque ainsi l’inauguration officielle du consulat qui se trouvait dans les mêmes locaux avec l’ambassade sis en plein cœur de Manhattan et qui se trouve maintenant en plein cœur de Harlem, jadis connu comme le pied à terre des immigrants Africains. Le Burkina Faso rejoint donc le Sénégal qui a son consulat à Harlem depuis plusieurs années.

« Aujourd’hui c’est un grand jour pour nous parce qu’on s’installe dans des locaux dignes, » dira le ministre Barry avant d’expliquer que les anciens locaux étaient difficiles d’accès, et d’exprimer sa joie qu’il soit dans un quartier plus proche de la communauté Burkinabè. Et d’ajouter que cela témoigne de l’attachement du président du Burkina Faso, Rock Marc Christian Kaboré à la communauté des Burkinabè de l’extérieur.

C’était aussi l’occasion pour installer le nouveau consul général en la personne de Alain Kompaoré. Le nouveau consul avait à ses côtés le consul adjoint Apollinaire Ouédraogo.

« C’est une grande joie, un grand honneur d’avoir reçu l’onction des autorités du Burkina Faso, » a dit Monsieur kompaoré. Et d’ajouter : « ce n’est pas facile, mais je pense que je vais réussir. » A en croire Monsieur Kompaoré, les Burkinabè de New York pourront désormais établir dans ce nouveau local des documents tels que la carte consulaire, les actes de naissance, les certificats de mariage et de décès, les passeports et les visas etc….

Checkna Maiga, opérateur économique de son état, et propriétaire du Restaurant Sweet Mama’s   à Manhattan et Yonkers est connu pour sa générosité et son soutien indéfectible aux Burkinabè.  Il dira que c’est une grande satisfaction de voir un rêve devenu réalité. « On a souhaité avoir un consulat général, ça été matérialisé, on tire notre chapeau au gouvernement du Burkina Faso. » a – t – il dit.

L’occasion faisant le larron, le ministre a profité de cette opportunité pour faire un tour panoramique de la situation nationale au Burkina Faso. Il est revenu d’abord sur la situation sécuritaire au pays pour expliquer le travail que le gouvernement est en train d’accomplir sur le terrain. Il a dit que la lutte contre le terrorisme est une lutte de longue haleine et a appelé à l’union sacrée. Il s’est indigné du fait que « quand les terroristes nous attaquent, c’est nous-mêmes qui nous nous attaquons sur Facebook. »

Dans la même logique c’est la ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille Mme Laurence Ilboudo qui a expliqué que le Burkina Faso est en train de vivre une guerre asymétrique. « Ceux qui posent ces actes ont des alliés internes, » avant d’insister qu’aucune guerre ne peut être gagnée sans la participation de ceux qui sont à l’intérieur. Elle a alors lancé un appel à la solidarité nationale.

Et Armand Louis Ouali, conseiller du président du Faso, d’emboucher la trompette : « Si Dieu veut que notre pays se développe, il se développera, et le pays va avancer. »

Parlant de l’élection présidentielle, le ministre est revenu sur le nouveau code électoral qui proscrit la carte consulaire comme une pièce de votation. Pour lui, « c’est une question d’équité, de mettre les Burkinabè sur les mêmes pieds d’égalité. » et d’ajouter : « Le gouvernement est engagé pour que vous puissiez voter en masse. » et pour montrer sa bonne foi, il a promis que des machines vont arriver bientôt pour permettre

 d’établir les passeports et les cartes d’identités, seuls documents autorisés pour voter. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, il a dit qu’en plus des documents qui seront établis, un consulat général sera ouvert à Soubré pour permettre à beaucoup plus de Burkinabè de voter.

« Y a t – il des questions ? » lance le ministre Barry. Et des questions il y’en a toujours. Où est passé l’argent provenant de la vente d’une propriété de l’Etat Burkinabè à New York et qui avait été destiné à l’achat d’une maison des Burkinabè de New York ? C’était là la première question qui a été posée.  Pour le ministre Barry un audit a été fait et que le « reste de l’argent n’est allé nulle part que dans des dépenses claires. »

Prenant la parole au nom des sages de New York, Moustapha Diaoune s’est inquiété du fait que les récentes décorations n’ont pas été dans l’ensemble faites de façon catholique en se donnant des exemples sur certaines personnes qui soutiennent quotidiennement les burkinabè de New York et ce depuis belle lurette. C’est la Ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille qui s’est proposée de répondre à cette question. Elle dira que les décorations sont basées sur un quota et que parfois des gens passent à travers les mailles. Avant de dire que son père n’a jamais été décoré.

                                                Encadré  

En marge de cette cérémonie, le ministre des affaires étrangères a accordé une audience à Tené Ouédraogo / Ouélé fondatrice de l’ONG AZAABAN. Elle était accompagnée de Frank Edgar Kaboré fondateur et PDG de Bethel Hamliri, Inc. et de Moussa Traore  

Il était question de présenter au ministre l’ONG AZAABAN qui permet aux Afro – Américain qui sont d’origine Burkinabè de renouer pleinement avec leur terre ancestrale.  Ils ont expliqué au ministre que nombreux d’entre eux sont des docteurs, des enseignants et bien d’autres qui aimeraient investir au Burkina Faso. Ils aimeraient donc l’accompagnement des autorités dans ce processus. Le Ministre qui a écouté de façon attentive a promis de rendre compte au ministre de tutelle.

 En rappel l’ONG AZAABAN a organisé en Août dernier en collaboration avec African Ancestry une cérémonie pour souhaiter la bienvenue à sept Afro Américains qui après avoir fait le test d’ADN ont trouvé qu’ils étaient des Burkinabè.

 

 

 

  

One Reply to “Consulat du Burkina Faso à  New York : Alpha Barry installe Alain Kompaoré  dans ses fonctions de consul général”

  1. Cessez De Parler D ethnie Dans Un Pays Qui Compte De Plus De 60 Ethnies Differentes Par La Culture. Ne Soyons Pas Egoiste A L egard Des Autres Ethnies Mais Soyons Sociable, Et Luttons Ensemble Contre Les Terroristes. Soyons Integre Comme Autrefois Car Cela Nous Unis Et Nous Unira A Jamais. Que Dieu Benisse Le Burkina Faso Un citoyen En reponse a : New-York : Le consulat general du Burkina se rapproche de sa communaute

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