Diaspora africaine aux Etats-Unis : Franck Edgard Kaboré, un modèle de réussite du rêve américain

Ce jeune professionnel de la santé s’érige en modèle pour la jeune génération en quête d’expérience professionnelle. D’origine burkinabè, il fait partie de ces jeunes qui aujourd’hui forgent le respect et l’admiration de par leurs parcours professionnels et de leur dynamisme au sein de leur communauté africaine vivant aux Etats-Unis.

Sur sa personnalité, Franck Kaboré se présente en trois mots, « altruisme, optimisme et intégrité ». Sa foi religieuse, il ne la cache pas. Il en fait plutôt une source de motivation car dit-il, « ma foi chrétienne joue un rôle important dans tout ce que je fais ». Avec ses proches, Franck Kaboré est présenté comme un travailleur acharné et soucieux de la vie de sa communauté. Son parcours confirme d’ailleurs les dires de ses proches. Fort de ses quarante ans, Franck Kaboré a déjà une quinzaine d’années d’expérience professionnelle à son actif. Avec 15 ans d’expérience en gestion de soin de santé Franck Kaboré est aujourd’hui le superviseur d’une unité médicale dans un centre médical à Manhattan, le quartier huppé de la ville de New York aux Etats-Unis. Il est également un employé de la municipalité de New York en tant que superviseur divisionnaire et « repéreur » de certaines maladies chroniques et aiguës. Expert de “American Heart Association (AHA)’’ et de la Croix-Rouge en massage cardiaque, puis maître formateur en premiers soins, monsieur Kaboré s’intéresse également au domaine entrepreneurial où il est également actif.  Il est acteur dans des sociétés telles que SunAfrique Transport and Logistics. Sur le plan social et associatif, le natif de Ouagadougou est également présent, avec son centre de formation Bethel emergency Services and Training et l’ONG Bethel Hamliri qui œuvre pour « le bien-être de l’enfant et de la femme ».

… pourtant tout n’as pas roulé comme sur un treuil

« J’omets volontiers mes périodes les plus difficiles dans ce pays afin d’encourager les jeunes de la diaspora » nous a laissé entendre Franck Edgard Kaboré qui pense que les incertitudes, vivre sans documents légaux (ce qui arrive à 90% des Étudiants étrangers) n’est qu’une étape. Et il suffit de tenir bon et à un certain moment cela relèvera d’un mauvais souvenir a-t-il rassuré. Pour revenir sur son expérience américaine en tant qu’étudiant, Franck Kaboré dit se remémorer d’une date qu’il ne pourra pas oublier de sitôt. Le 24 décembre 2001, date à laquelle il est arrivé aux Etats-Unis pour la première fois.  Ce jour ci, « la ville de New York avait connu l’une de ses plus grandes chutes de neige » se souvient Franck Kaboré. Il fallait patauger dans cette neige pour rejoindre la station du train puis ensuite l’appartement de son frère ainé qui y était depuis quelques temps. A la suite, il fallait aller à l’école, mais il faillait avant tout se trouver un boulot pour faire face aux dépenses courantes. C’est d’ailleurs dans sa quête d’emploi que M. Kaboré a appris ses premiers mots en anglais. Ces mots ironise-t-il, sont « Uptown, downtown, et I m looking for job ». Dès janvier 2002, M. Kaboré débute ses cours en langue tout en vendant des journaux à Times Squares (un site prisé par les touristes à New York) de 4 h du matin à 11h avant de continuer pour ses cours. C’est donc dans de pareilles conditions que Franck Kaboré a fini par transférer son inscription dans l’Etat de Géorgie où il obtiendra en 2005 son DEUG II en Science et technologie chirurgicale au Collège Technique de Savannah, puis une maîtrise en soins sanitaire à l’Université de la Caroline du Sud en 2008. Durant cette même période, Franck travaillait dans le secteur de la restauration. Un domaine dans lequel il a gravi tous les échelons, c’est-à-dire diswasher (plongeur), precook avant d’être promu cuisinier de 2005 à 2008.

Le plus riches dépensent 90% de leur fortune dans les œuvres de charité

L’activisme social de Franck Edgard Kaboré vient de l’indignation qu’il éprouve en voyant d’autres personnes dans la souffrance. Pour lui, il faut toujours trouver le moyen d’aider celui qui est dans le besoin, ne serait-ce qu’en partageant avec lui ses propres expériences. Il y a un secret dans les dons ou les aides nous a confié M. Kaboré. Raison pour laquelle « les personnes les plus riches aux États-Unis dépensent 90% de leur fortune dans la charité » a-t-il ajouté. Pour donc joindre l’acte à la parole, Frank Kaboré et son ONG Bethel Hamliri ont été et restent actifs en cette période de COVID -19. Ainsi grâce à un de leurs partenaires, l’ONG a distribué de la nourriture aux populations dans le Bronx (New York) depuis le mois de mai 2020 jusqu’à ce jour. En plus de cela, Bethel Hamliri a également fait « plusieurs dons de matériel médicaux aux Etats-Unis afin de lutter contre le COVID-19 » nous a confié M. Kaboré. Des actions qui devraient se poursuivre jusqu’à l’été prochain nous a laissé entendre Franck Kaboré. Par ailleurs, les activités de sensibilisation sur des maladies chroniques telles que le diabète et l’hypertension dans les différentes églises et mosquées de la ville de New York qui avaient connu un coup d’arrêt suite au Coronavirus devraient reprendre dans les jours à venir. Avec cette fois-ci un programme entièrement en ligne à cause de la pandémie. 

Wend Tin Basile Sam

 

  

 

 

 

 

 

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