« Farafina Mousso » honore « Cinq Etoiles » au cours d’une soirée

« Farafina Mousso » consacre à sa tradition en organisant le samedi 12 octobre 2019 à Brooklyn, l’un des cinq arrondissements de la ville de New York, une soirée en l’honneur de la femme noire.

C’était une soirée atypique faut – il le souligner, car en même temps que l’ONG Farafina Mousso récompense les efforts des femmes battantes de la diaspora Africaine, elle se souvient aussi de celles qui ont actuellement les larmes aux yeux et qui vivent au Burkina Faso où  l’insécurité occasionne des pertes en vies humaines, en organisant une levée de fonds pour les soutenir.  Elles, ce sont les veuves et même les orphelins des militaires tombés sur le champ de la bataille.

«Nous honorons ces femmes pour qu’elles soient des modèles, des mentors,  et une source d’inspiration pour les jeunes filles, » a déclaré Stéphanie A. Hien coordonnatrice générale de Farafina Mousso et présidente directrice générale de « Richissime Prod. »

Pour la deuxième fois consécutive Farafina Mousso n’a donc pas dérobé à la règle : cinq femmes battantes de la diaspora Africaine appelées les « 5 Étoiles » œuvrant dans plusieurs domaines différents ont été récompensées. Des « Étoiles » qui viennent de cinq pays différents dont le Burkina Faso, le Mali, le Togo, le Benin, et la Guinée. Elles ont reçu chacune une écharpe et un trophée transparent sur laquelle le nom de chaque lauréate est gravée.

 La marraine de la cérémonie, Safiya Bandeley, a encouragé et a appelé les uns et les autres à soutenir l’organisation Farafina Mousso dans sa noble démarche. Elle a promis pour sa part apporté son soutien et ses conseils.

Pour apporter l’utile à l’agréable, un film intitulé « Ouaga Girls » ou les « filles de Ouaga » a été projeté. Ce long métrage de 83 minute est une chef d’œuvre de la Burkinabè Theresa Traoré Dahlberg. Le film parle donc des jeunes filles qui bravent les stéréotypes en s’inscrivant dans une école pour apprendre la mécanique. Au-delà de cet apprentissage, elles ont appris à faire face a la réalité de la vie et à se forger pour être des femmes aguerries et battantes.

Pour Stephnie Hien, ce film répond à l’objectif de Farafina Mousso qui est celui de rendre un vibrant hommage aux vaillantes femmes et surtout à ces braves, dynamiques, et entreprenantes femmes de la diaspora africaine.

La soirée a été aussi des moments de partage d’expérience. Roxanne Curtis Small est une jeune femme originaire de Trinidad. Elle est conseillère en investissement financier et travaille dans une compagnie financière américaine appelée « Primerica .» Avant de déposer ses valises dans cette compagnie, Madame Roxanne a étudié à New York University ou elle voulait devenir Nurse. N’ayant pas eu la bourse pour terminer son cursus scolaire, elle s’est intéressée à l’immobilier. C’est finalement à Primerca , qu’elle a découvert ses potentialités. Son expérience démontre donc la preuve de combativité qui inspire.

La levée de fonds se poursuit en ligne. Les fonds collectés viendront apaiser un tant soit peu la douleur de ces veuves et orphelins des militaires Burkinabè qui sont tombés sur le front. Laissons parler nos cœurs. « Les conditions des veuves et orphelins en Afrique sont lamentables, » dira Pulchery Simpson connue sous le nom de la Princesse d’Abomey une Béninoise vivant à Californie.

Des certificats de reconnaissance ont été remis à d’autres personnes dont African Journal. Pour agrémenter la soirée, trois musiciens Burkinabè ont tenu en haleine le public.

Bazona Barnabé Bado

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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