FONY 2018 : la culture Burkinabè était encore au cœur de l’évènement à New York

By : Bazona Barnabé Bado

Les rideaux sont tombés sur la quatrième édition du Festival Ouaga New York (FONY) qui, durant quatre jours a permis aux Burkinabè de revisiter leur culture et aux Américains de découvrir mieux la culture du pays des hommes intègres.

Placé sous le thème culture et éducation, le FONY est en train de grandir et d’innover même s’il a toujours besoin de se perfectionner.

« La quatrième édition de FONY à rassembler des artistes venus d’Amérique, d’Europe, et d’Afrique » a dit Gerald Koala dit Kadafi le coordonnateur de FONY. Selon Monsieur Koala, le FONY depuis sa création a permis à une vingtaine d’artistes Burkinabè de fouler le sol Américain. Et d’ajouter : « c’est un de nos objectifs. »

Pour cette édition, ils étaient trois artistes Burkinabè de l’ancienne génération venus directement du Burkina qui ont su tenir en haleine le public tout au long de la soirée du 1er septembre. Ils avaient pour noms :  Roger Wango, Abdoulaye Cissé, Kisto Koimbré.

« La culture Burkinabè est le premier facteur de la paix et de l’inclusion sociale » a estimé Ardjouma Traoré, directeur de la promotion des industries culturelles et créatives, qui a représenté le ministre de la culture des arts et du tourisme, patron de ladite édition. Il a aussi dit que le ministère dans la limite de ses moyens accompagnera toujours le FONY.

Le FONY qui, à entendre son géniteur ne se limite pas seulement à la culture mais aussi tend ses tentacules jusqu’aux affaires sociales. Pour Monsieur Koala, le FONY contribue au développement durable du Burkina Faso. « Grâce au FONY, cinq forages ont été creusés dans cinq villages du Burkina Faso » a – t – il révélé.

Pour démontrer que le FONY n’est pas seulement une affaire de la diaspora Burkinabè des USA, les organisateurs ont transporté le FONY sur la place publique. En effet un grand concert réunissant artistes Burkinabè et Américains sur le même podium a eu lieu le 2 Septembre sur la terrasse du State Building connu aussi sous le nom de « African Square » où est dressée une géante statue de Adam Clayton Powell, l’une des figures de proue des activistes et politiques des noirs d’Amérique.

 C’était au cœur de Harlem. C’était là que le sénateur noir Américain Bill Perkins a été honoré par les organisateurs en le faisant ambassadeur de la culture Burkinabè aux USA. Il a reçu une invitation du ministre de la culture et des arts et du tourisme pour qu’il participe au cinquantième anniversaire du FESPACO. A la question posée par Gerald Koala s’il sera présent à Ouagadougou pour le FESPACO, le sénateur ému répond : « Yes »

Vêtu d’un grand boubou en Faso dan Fani qui venait de lui être enfilé, le sénateur américain a dit être honoré et dit que les enfants seront les premiers bénéficiaires des actions de FONY. Il a dit que ses portes sont ouvertes à tous les Burkinabè qu’ils soient riches ou pauvres. « Vous êtes riches ou pauvres nous sommes là pour vous, » a – t – il conclut.

L’autre rêve de Monsieur Koala, « c’est de permettre aux Burkinabè de participer au développement culturel du Burkina Faso. » Un rêve qui sans nul doute est en train de s’accomplir.

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