FONY 2019 : Un pari réussi

La Cinquième édition du Festival Ouaga New York ( FONY) s’est tenue le 22 Septembre 2019 à New York.

C’est devant le State Building de Harlem sur la 125 Street que la fête culturelle qui fait la fierté non pas seulement du Burkina Faso mais de toute l’Afrique a permis aux amoureux de la chose culturelle de découvrir l’autre pan de la culture Africaine en générale et celle Burkinabè en particulier : la musique et la danse propre aux Africains.

En choisissant ce lieu symbolique et historique qu’ est  La 125 street et surtout la place du State Building aussi appelé African Square où est érigée la statue de Frederick Douglas, descendant d’un esclave, abolitionniste, écrivain et orateur, le coordonnateur Gerald Koala et son équipe veulent donner un sens particulier au FONY : celui de la lutte, de la persévérance et du refus à  la résignation.

« Le FONY c’est la célébration de la culture Africaine qui nous rassemble, la célébration des valeurs Africaines qui font de nous des dignes fils et filles Africains, » a – t – il déclaré.

Mr Koala a réussi un pari pour cette cinquième édition : il a pu amener ensemble tous les protagonistes qui animent la vie de la diaspora Burkinabè aux USA. «  Nous avons le devoir de savoir rester ensemble et unis, » dira – t – il.

Placée sous le patronage du Ministre de la culture des arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango et sous le parrainage du Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat Harouna Kaboré , la cinquième édition du FONY se veut un cadre d’ouverture où plusieurs artistes venus de la diaspora Africaine et de l’Afrique, dont le Mali, le Togo, le Cameroun, le Congo, le Burkina Faso, ont su valoriser la culture Africaine à travers danses et musique. Le thème cette année est investir avec la diaspora dans un environnement de paix et de stabilité au Burkina Faso.

Le représentant des deux ministres ci – dessus cités, Monsieur Wahabou Bara directeur général du Bureau Burkinabè du droit d’auteur ( BBDA) a laissé entendre que le FONY est la traduction de la volonté affichée de faire de la culture Burkinabè une priorité. ». On a noté également la présence non moins importante du coordonnateur des Nuits Atypiques de Koudougou ( NAK) Monsieur Koudbi Koala. Mais aussi de celle de Issouf Compaoré qui a su embaume le cœur des mélomanes avec ses morceaux fétiches tels que « Zenabo » « Dis-lui que je l’attends. »

Les leaders des structures associatives ont aussi eu droit a la parole qui pour encourager et remercier, qui pour jeter des fleurs au coordonnateur et à son équipe.

Le secrétaire d’Etat de l’Angola et Ancien Ambassadeur de l’Union Africaine a aussi pris la parole pour exprimer le souhait « de voir un jour le FONY plus haut que ce que nous venons de voir ce soir. »

Pour ajouter l’utile à l’agréable, des prix ont été remis aux différentes personnalités. Le grand prix de FONY 2019 Mamadou Ouédraogo est revenu cette année à  Checkna Maiga qui selon Monsieur  Koala a toujours accompagné le FONY si bien sur le plan financier et morale. La fille de Mr Checkna qui a reçu le prix de son père, a exprimé toute sa gratitude au nom de son père.

Bazona Barnabé  Bado

 

Rencontre entre promoteurs culturels de New York et le directeur général du Bureau Burkinabè du droit d’auteur.

Comment tirer profit de sa créativité ?

En marge du festival, le Directeur de BBDA, Monsieur Wahabou Walib Bara et le coordonnateur des Nuits Atypiques de Koudougou ( NAK) Monsieur  Coulbi Kouala ont rencontré les promoteurs culturels de New York pour échanger sur « le droit d’auteur et comment en tirer profit » .

Le thème est en même temps le titre de l’ œuvre  de Monsieur Bara . une œuvre dans laquelle il a défini le droit d’auteur « comme un ensemble de droits patrimoniaux et moraux, qui permettent aux personnes qui créent des œuvres artistiques ou littéraires comme la musique, les films, les livres, le dessin, la sculpture, de les protéger contre toutes atteintes, de contrôler toutes les exploitations afin de pouvoir en tirer des avantages financiers. »

Pour Monsieur Bara, le BBDA a reçu mandat pour que les artistes reçoivent leurs droits. Les artistes présents à cette rencontre ont voulu entre autres savoir comment un artiste étant à l’étranger puisse percevoir ses droits et comment entrer dans ses droits quand il ou elle crée une œuvre en étant a l’étranger. Monsieur Bara a apporté des réponses aux différentes questions ainsi que la question liée aux téléchargements. Il a aussi recommandé aux artistes présents de se référer au livre qu’il a eu à dédicacer pour mieux comprendre tout le fonctionnement du droit d’auteur.

Monsieur Kouala, professeur d’anglais de profession a expliqué comment les NAK sont nées grâce à la Troupe Saaba qui a été créée en 1982. Grâce à cette troupe une école a été construite, une radio a vu le jour, deux festivals ont également vu le jour en France et au Pays Bas. Comme quoi la culture nourrit son homme. Messieurs  Kouala, Bara et Issouf Compaoré ont été honorés. Des certificats de participation ont été remis aux différents acteurs culturels et aux media  dont African Journal. 

BBB

 

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