« Hope For Desperate Hearts » une ONG au service de tout un peuple, fête son dixième anniversaire

L’organisation non gouvernementale “ Hope For Desperate Hearts”a soufflé  sa dixième bougie le samedi 12 Novembre 2022 à Manhattan au cœur de New York.

Plusieurs invités et donateurs n’ont ménagé aucun effort pour faire le déplacement et célébrer ce dixième anniversaire de l’ONG qui porte à cœur les personnes défavorisées non seulement au Burkina Faso mais aussi  aux USA.

« Hope For Desperate Hearts » travaille pour l’amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées au Burkina Faso et soutient la communauté africaine de New York, » a déclaré Madame  Barkissa  Dabiré  Barro fondatrice et directrice exécutive  de « Hope For Desperate Hearts ».

Pour la présidente du conseil d’administration, Angie O’Reilly , « le Burkina Faso est dans un besoin immense. » C’est pourquoi l’ONG a décidé de voler au secours de ceux ou celles qui sont dans le besoin au Burkina Faso. Femmes, enfants, jeunes, etc., sont entre autre les principaux bénéficiaires .

 En 2021 seulement ce sont au total 60 veuves qui ont bénéficié au Burkina Faso de l’aide de l’ONG qui intervient également dans l’entreprenariat dans le domaine des petites entreprises et dans la formation au niveau de l’éducation, et l’emploi. 11 femmes ont également bénéficié de l’aide dans le domaine de l’entreprenariat, 100 élèves ont eu droit à des fournitures scolaires.

L’ONG intervient également aux USA notamment à New York ou elle consacre ses actions régulièrement dans les églises, mosquées, et associations africaines.

Le prcsident de l’association des Burkinabè de New York  Hermane Somé est venu témoigner sa gratitude à l’endroit de l’ONG « Hope For Desperate Hearts ». Il a loué ses mérites et a dit que l’ONG a intervenu à plusieurs reprises pendant la pandémie de covid – 19 en donnant de la nourriture a ceux qui étaient dans le besoin, et a pourvu aux besoins des enfants pendant la période de Noël.

A l’endroit des donateurs il dira : « En la supportant ( la fondatrice) c’est nous que vous supportez. »

Les membres du conseil d’administration en passant par Allie Haake, Beatriz de Lello, Bethany Duthie, et Elizabeth Pirraglia ont pris tour à tour la parole pour remercier les donateurs, et expliquer le bien-fondé de l’ONG « Hope For Desperate Hearts ».

L’ONG fonde toute sa philosophie dans l’un des passages des Saintes Ecritures qui stipule : « … En vérité, je vous le dis, dans la mesure ou vous avez fait cela à l’un de ses plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »  En d’autres termes donner aux autres, c’est donner à Dieu.

Bazona Barnabé Bado

 

Dans l’interview que la fondatrice  nous a accordée  ci-dessous,  vous découvrez comment  « Hope For Desperate Hearts » est née et bien d’autres choses.

African Journal ( AJ) : Pouvez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs?

 Dabire Barro Barkissa ( DBB) :  Je suis Dabire Barro Barkissa fondatrice de l’organisation Hope For Desperate Hearts (HFDH).  

 AJ : Quel est l’objectif premier de Hope for Desperate Hearts et pourquoi le choix de ce nom “Espoir pour les cœurs désespérés”? 

DBB : Hope For Desperate Hearts travaille pour l’amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées au Burkina Faso, et soutient la communauté africaine de New York.  Au départ, nous avions “Djoussou-saaro” comme nom de l’organisation.  En Dioula, Djoussou signifie cœur, et saaro signifie caresser, réconforter; donner l’espoir. Il faut noter que HFDH est un fruit de notre amitié avec des Américains. Parmi les amies qui nous ont aidé à fonder l’organisation, une a proposé que le nom soit traduit en Anglais pour permettre à nos donateurs qui sont majoritairement américains, de connaître déjà la cause de l’organisation à travers son nom, sans avoir à poser de questions de compréhension. Hope For Desperate Hearts signifie espoir pour les cœurs désespérés, ce qui rejoint notre Djousou-saaro du départ, donner espoir aux cœurs désespérés.  

 AJ : Pourquoi avez-vous créé une telle ONG qui répond au besoin des plus démunis? Avez-vous connu à un moment de la vie les affres de la vie? 

DBB :  (Sourire) Les écritures saintes nous disent, “Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas.” Nous avons eu la grâce d’avoir des parents qui avaient le cœur pour leur prochain, et surtout pour les plus démunis. Naturellement donc, le petit enfant qui a grandi essayera de reproduire ce qu’il voyait ses parents faire. A travers cette organisation humanitaire donc, nous essayons de marcher sur les traces de nos parents par la grâce de Dieu.   

 AJ : Votre organisation intervient au Burkina Faso; comment intervenez- vous là-bas? Ce sont les gens qui viennent vers vous, ou bien c’est vous qui partez vers les gens? Quelle conclusion tirez-vous de cette intervention?  

DBB :  Nous avons une équipe au Burkina Faso. Aussi, nous travaillons en partenariat avec des églises. Ces églises ont déjà une liste de personnes à soutenir, et notre organisation supporte leurs efforts. Au niveau de notre équipe, il y a des nécessiteux qui vont vers elle pour demander de l’aide, comme il y a des cas sociaux dont l’équipe a connaissance, et nous essayons de soutenir ces personnes comme nous pouvons.  Une conclusion de notre intervention au Burkina Faso?  Nous sommes fiers de nos représentants au Burkina Faso; ils font du bon boulot dans le volontariat. Que Dieu les bénisse en retour.

 AJ : Vous intervenez également aux USA. Dans quelles circonstances intervenez-vous?

 DBB : Aux Etats Unis, nous sommes particulièrement à New York. En partenariat avec les églises, les mosquées et les associations africaines, nous soutenons la communauté africaine de New York sans distinction de pays d’origine ni de religion. 

AJ :  Quel bilan général faites-vous de vos activités depuis que vous existez?

  Nous sommes “old school”, nous ne travaillons pas trop avec les chiffres. Nous ne pourrons donc pas vous donner un bilan chiffré. Pendant la pandémie du Covid-19 par exemple, en partenariat avec l’Association des Burkinabè de New York, nous avons distribué des cartons et des cartons de vivres à notre communauté africaine. On pouvait recevoir au moins 500 cartons par semaine, mais nous ne nous sommes pas intéressés à un bilan chiffré de notre soutien à la communauté. Cela aide peut-être à ne pas passer son temps à compter le bien que l’on a fait pour autrui; il y a des choses dans la vie qu’il ne faut pas aimer compter.  S’il y a un chiffre que nous pouvons vous donner avec exactitude, ce serait au niveau de notre action auprès des veuves et personnes âgées au Burkina Faso. Là, nous avons actuellement 70 personnes qui reçoivent trimestriellement un sac de riz par personne, plus bien d’autres choses. Nous avons commencé ce programme avec 9 veuves, aujourd’hui nous sommes à 70, nous rendons grâce à Dieu pour sa fidélité à travers nos donateurs.  

 AJ : Nous sommes aujourd’hui à la fête de célébration des 10 ans d’existence de votre organisation; êtes-vous satisfaite du travail accompli en 10 ans? 

DBB : (Sourire) Nous dirons que nous rendons grâce à Dieu, parce que à ce jour, beaucoup de coeurs ont été caressés et soulagés par Hope For Desperate Hearts; les coeurs des enfants comme ceux des adultes à travers divers programmes:

A New York

-Notre programme “No African hungry in New York”, donne les bons de restaurant aux africains qui sont dans le besoin, afin qu’ils puissent se restaurer dans des restaurants africains.

-Nous soutenons les membres de la communauté africaine qui sont dans le besoin avec les cartes de métro pour leur déplacement.

-Nous intervenons dans les situations d’urgence, comme celle liée à la covid-19 qui a nécessité la distribution des vivres à notre communauté.

-Les cadeaux de Noël pour les enfants.

-Pendant la rentrée scolaire, nous accompagnons les familles avec des sacs d’écoliers et des fournitures scolaires pour les élèves.

Au Burkina Faso, 

-Nous avons 70 veuves et/ou personnes âgées qui reçoivent un sac de riz/chacune par trimestre. 

-Nous payons pour que des jeunes fassent le permis de conduire pour leur donner plus de chance dans leur recherche d’emploi.

-Nous formons les tisseuses. 

-Nous payons pour que des jeunes se forment à l’ENEP pour devenir enseignants.

-Nous donnons aux enfants des cadeaux de Noël. 

-Chaque rentrée scolaire, nous donnons les sacs aux élèves. 

-Nous encourageons les élèves avec les vélos. 

-Nous soutenons des femmes au foyer en leur permettant de faire des petits commerces.

Aussi, depuis Août 2021, je suis devenue employée à plein temps de l’organisation: Nous considérons cela comme une grâce de Dieu.  Nous rendons vraiment grâce à Dieu pour ce qu’il nous a permis de faire jusque-là.  Eben-Ezer: jusqu’ici l’Eternel nous a secourus.

 AJ : Qu’est-ce que HFDH n’a pas encore pu faire jusque-là, et qui lui tient à cœur?

DBB : (Soupire)    Etant une organisation chrétienne, nous avions prévu organiser une rencontre spirituelle annuelle qui consiste à inviter des pasteurs et chantres de l’Afrique pour un temps de rafraîchissement de la Diaspora africaine à New York, mais il y a eu des petits problèmes à la burkinabé au Burkina Faso autour de ce programme, que nous nous demandons aujourd’hui si cette activité nous intéresse toujours.

 AJ : Lequel de vos programmes vous rend le plus fier de vous-même?

DBB :  (Sourire) Il faut noter que je suis venue pour la première fois aux USA en tant qu’épouse de diplomate. Je ne vais pas trop rentrer dans les détails, mais j’ai fait un an sans travailler à cause d’un papier, Employment Offer Letter, qu’il fallait avoir.  Aujourd’hui, l’organisation que j’ai fondée signe gratuitement ce papier pour aider des africains. Il n’y a pas plus grande joie que d’être pour quelqu’un, la solution à un problème que l’on a soi-même traversé.  Si je dois parler de fierté, je parlerai donc de ce cas. Le reste, je parle de grâce.

 AJ :  Avez-vous un message particulier à l’endroit des communautés bénéficiaires de New York?

DBB : Nous allons profiter de votre micro pour remercier les responsables religieux, les responsables d’associations africaines, qui nous permettent de soutenir notre communauté à travers leurs différentes organisations. Nous voudrions informer les Africains de New York, que HFDH reçoit les dons déductibles des taxes. C’est-à-dire que tout don que l’on fait à notre organisation peut être déduit des taxes à payer à l’Etat. Jusque-là, nos donateurs sont majoritairement Américains.  L’organisation étant une organisation pour la cause des africains, nous souhaitons aussi recevoir la contribution des africains qu’ils pourront déduire de leur taxe à payer à l’Etat.  Étant nous-même artiste, nous travaillons à ce que Kissatou, (notre nom d’artiste) aussi puisse un jour contribuer avec une partie de ses taxes.

 AJ : Votre dernier mot? 

DBB :  Nous remercions nos donateurs qui sont des anges de Dieu qui nous accompagnent. Nous voudrions remercier également The African Journal Online pour l’honneur et la considération. Vous nous avez toujours encouragés à parler de nos activités, Dieu l’a permis aujourd’hui, Il fait toute chose belle en son temps. 

 

 

 

 

 

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