La ferme ZissWende, c’est la vente des bovins

S’il y a une ferme qui fait honneur au Burkina Faso et dont la réputation n’est plus à démontrée pour sa particularité et les services qu’elle offre dans la vente des bovins et caprins, c’est sans nul doute la ferme ZissWende. C’est une réputation qui traverse les frontières du Pays des Hommes Intègres tant les commandes viennent de partout et surtout de la sous – région Ouest – Africaine.

La ferme qui s’enorgueillit de ses plus de trente années d’existence, s’étend sur plus de 90 ha repartis dans deux différentes localités : Diébougou dans la Bourguiriba et Dadjo qui est à cheval entre la Cote – d’Ivoire et le Ghana. La ferme dont la gestion a été confiée à Merveille Aicha Ouédraogo est estimée à plus de 500 têtes de bœufs sans compter les moutons et les chèvres.

« ZissWende signifie quelque chose qui a de la valeur aux yeux de Dieu. Mon père avec mon approbation a décidé de donner le nom à la ferme et c’était aussi le nom de mon grand-père, » a déclaré Madame Ouédraogo dont la foi en Dieu est indiscutable. Et d’ajouter : « J’aime Dieu et la où  il y a son nom ça me plait. »

Pour Madame Ouédraogo, la ferme ZissWende a une particularité. « C’est une ferme qui est assez particulière car on y trouve de bovins métissés de plusieurs espèces et le métissage de nos bovins est issu d’un croisement de la race Azawak, Zebu peulh, Goudali, Quewal et Boroboro. Un métissage qui a été réalisé sous près d’une trentaine d’années, » a expliqué Madame Ouédraogo.  Pour elle, c’’est particulier dans la sous-région parce que tout le monde   n’a pas les mêmes espèces. Elle dira en outre que la mise des génisses de la ferme ZisWende est annuelle alors qu’elle est de deux à trois ans pour les autres fermes. Et chaque vache peut produire quinze litres de lait par jour.

Dans la ferme, il y a presque toutes les couleurs pour tous les goûts : le blanc, le noir et le rouge. Et cela aussi a sa petite histoire. Madame Ouédraogo s’en souvient toujours : « Mon père a acheté des bœufs pour chacune de ses quatre filles. Mon petit frère n’était pas encore né. Chacune d’entre nous devrait choisir la vache préférée. Moi j’ai choisi le blanc. Mes autres sœurs ont choisi qui le noir et qui le rouge. » Et ce souvenir va au-delà des couleurs car Madame Ouédraogo à l’âge de 14 ans, accompagnait souvent les bergers en forêt pour faire paitre les bœufs.

Dans la ferme ZisWende, c’est la vente en gros. Le minimum que l’on peut acheter est de vingt têtes de bœufs. Pour ceux qui sont intéressés, Madame Ouédraogo conseille que les uns et les autres s’associent afin d’amoindrir le cout. La page Facebook de la ferme est disponible et toute personne intéressée pour l’achat peut la consulter ou mieux contacter Madame Ouédraogo ou Sonia Martine Ouédraogo qui est la directrice commerciale à Ouagadougou.

La livraison se fait à partir du Burkina Faso. L’appui technique selon Madame Ouédraogo est gratuit. « Nous proposons des prix qui défient toute concurrence et des services hydrauliques tels que les forages et mini châteaux d’eau, » a déclaré Madame Ouédraogo qui précise que son père est un ingénieur hydraulique et maitrise bien le domaine.

Madame Ouédraogo est bien connue dans la vente de pierres précieuses aux USA. Un business qui a été impacté négativement par le covid – 19. C’est pourquoi elle a décidé de mettre momentanément un frein à ce commerce pour mieux se consacrer à la ferme dont elle tient les rênes. Elle ne voudrait pas décevoir son père qui lui a avoué qu’il peut compter sur elle. Ce pari là, elle tient à la gagner car dit – elle : « Je suis honorée par la marque de confiance que mon père a placée sur moi. » Et d’ajouter : « Il m’a dit, je sais que je peux compter sur toi. »

Petrie d’expérience en matière de business, Madame Ouédraogo qui attend déjà vos commandes prodigue des conseils aux uns et aux autres disant qu’il n’y a pas d’âge pour entreprendre, et pour réussir.

Bazona Barnabé  Bado

 

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