Le consentement, une condition importante du mariage.

 Dans notre engagement avec l’âme sœur, on peut dire oui souvent avec le couteau sous la gorge. Pour savoir comment cela peut être une réalité, lisez ces quelques lignes tracées par Bérenger Ouédraogo.

Le consentement est une condition des relations de couple. Consentir, c’est pouvoir dire « oui » de manière totalement libre et en connaissance de cause.  Deux composantes inévitables du consentement : dire oui de manière totalement libre et dire oui en connaissance de cause.

Mes recherches et mon expérience m’ont permis de découvrir que des mariages peuvent se célébrer sans le plein consentement. En effet, il existe beaucoup de situations où les deux éléments fondateurs du consentement peuvent manquer. Par exemple :

  • Dire « oui » avec un couteau sous la gorge.
  • Dire « oui » alors que l’autre menace de te quitter.
  • Dire « oui » sans savoir à quoi on dit « oui ».
  • Dire « oui » parce qu’on a peur de perdre l’autre.
  • Dire « oui » parce que l’autre me fait trop peur.

En voici encore d’autres cas.

  • L’une des parties peut être atteinte d’un trouble mental
  • Le consentement a été obtenu sous la contrainte physique ou morale
  • Le consentement n’a pas été donné en connaissance de cause, car une information déterminante a été dissimulée
  • Une partie peut avoir été contrainte de contracter en raison de la relation de dépendance économique qu’elle entretient avec l’autre.
  • On s’est engagé par erreur, c’est-à-dire on s’est trompé sur la personne.

De façon plus positive, le consentement doit remplir deux critères pour être considéré :

Premièrement, le consentement doit exister, c’est-à-dire être exprimé de façon claire pour que les volontés se rencontrent (il faut éviter les sous-entendus et les présupposés). Deuxièmement, le consentement ne doit pas être vicié ; en d’autres termes, il doit être intègre et éclairé, en connaissance de cause (il ne faut pas qu’une information déterminante soit cachée à l’autre).

Retenons que le consentement, au-delà des aspects juridiques, est le socle des relations matrimoniales ; il détermine les règles du jeu dans le mariage et la famille. On sait alors ce à quoi on s’engage et on est prêt à assumer le tout. C’est pourquoi la période des fiançailles est capitale : il faut se donner le temps de s’ouvrir à l’autre et de se laisser découvrir,  de connaître l’autre et de jouer carte blanche.  En ce moment, ton engagement qui doit être physique et moral, sera vrai et sincère.

Wendlassida A. Bérenger Ouédraogo

Certified Relationship Coach. Family Life and Chastity Educator

 

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