Le mouvement politique “C’est le Moment”  New York : « Ni pour le gouvernement, ni pour l’opposition »

By :  Bazona Barnabé  Bado et Moustapha Diaoune

Le mouvement politique “C’est le Moment” a tenu une conférence publique le jeudi 27 Septembre 2018 à New York pour marquer son lancement officiel aux Etats – Unis.

Il y avait au présidium le président du mouvement, Pograwa Moumouni, le vice-président Ben Gaston Sawadogo, et le responsable du Mouvement au niveau de New York, Albert Dianou.

« Nous sommes venus pour apprendre de vous, vous écouter, et prendre vos propositions pour que le bébé soit celui de tout le monde, » a tenu à expliquer Monsieur Pograwa.

Les trois conférenciers ont tenu à faire l’historique du Mouvement qui selon eux a vu le jour aux abords de la Lagune Ébrié, en Côte d’Ivoire après une conférence tenue par le professeur Luc Marius Ibriga. Une conférence dont le thème était : « Quelle contribution efficace et efficiente de la diaspora Burkinabè aux futures consultations électorales de 2020. »  

C’est après cette rencontre à en croire les conférenciers que l’idée de créer un mouvement politique a jailli des trois pionniers du mouvement dont Pograwa Moumouni, coordonnateur général du mouvement N23, de Ben Gaston Sawadogo, délégué du Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Etranger (CSBE) de New York, et de Lamoussa Constant Kyelem, secrétaire général de l’Association de la communauté Burkinabè du Ghana.

Dans leur manifeste que les conférenciers ont dit avoir distribué à tous les 14 candidats à l’élection présidentielle passée, le mouvement politique « C’est Le Moment » « se veut être désormais, un cadre de concertations, de décisions et de propositions de la diaspora Burkinabè en vue de sa participation aux échéances électorales futures. »

Mais quelle est la coloration politique de « C’est Le Moment ?» « Nous ne sommes ni pour le gouvernement, ni pour l’opposition, ni contre le gouvernement, ni contre l’opposition, » a dit Monsieur Pograwa. Et d’ajouter : « c’est l’intérêt de la diaspora qui nous intéresse. » Comme le témoigne Ben Gaston Sawadogo vice-président « C’est Le Moment », « aider les Burkinabè de la diaspora est une passion et un sacrifice pour moi. » Car selon lui, il a toujours milité dans les structures associatives de la diaspora Burkinabè à New York depuis qu’il a foulé le sol Américain. 

Pour les conférenciers, il faudra que la diaspora joue pleinement son rôle. Ils ne veulent plus que ceux qui ne sont pas de la diaspora parlent, et prennent des décisions au nom de la diaspora. Ils voudraient par exemple que le ministère de l’intégration Africaine et des Burkinabè de l’Extérieur soit occupé par un Burkinabè de la diaspora. Ils veulent que des Burkinabè de la diaspora soient nommés à des postes politiques.

Le public qui a fait le déplacement a voulu connaître mieux sur le mouvement d’où une multitude de questions ont été posées.

Le mouvement politique « C’est Le Moment » a soutenu le nouveau code électoral qui bannit la carte consulaire comme une pièce de votation. A en croire Monsieur Pograwa, il s’est toujours opposé à la carte consulaire depuis 2013 et ce qui a valu son arrestation et son emprisonnement dans un souterrain en Côte – d’Ivoire par les autorités de l’époque. Pour lui, la carte consulaire qui nécessite que l’on débourse chaque 3 ans 10000 F (dix-mille) CFA en côte d’Ivoire est pire que la carte de séjour parce trop coûteux pour certaines familles eu égard qu’il y a des familles de 10 à 20 personnes. Il a aussi dénoncé le fait que la carte ne soit pas réellement biométrique.

Le public a voulu que les conférenciers expliquent davantage pourquoi le mouvement, qui se réclame neutre a soutenu la position du gouvernement dans le débat sur la carte consulaire. Pour eux, ils prennent les décisions qui arrangent les Burkinabè de l’étranger. Dans la même dynamique ils ont dit qu’ils regarderont les programmes de société des différents candidats à la prochaine élection présidentielle et décideront de soutenir le candidat dont le projet arrangera la diaspora. A la question de savoir si le mouvement présentera un candidat au nom de la diaspora, les conférenciers disent que c’est le congrès qui est prévu pour se tenir bientôt qui en décidera.

Répondant à la question sur l’implication du délégué du Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Etranger (CSBE) en la personne de Ben Sawadogo dans un mouvement politique, l’intéressé dit qu’il n’y a pas de textes qui interdisent légalement un délégué CSBE de ne pas s’impliquer dans la politique. A en croire d’ailleurs aux conférenciers, « plus de 90 % des délégués CSBE font partie prenante de leur mouvement. »

Mais d’où vient le nerf de la guerre pour soutenir leurs actions ? Pour Monsieur Pograwa, ils financent eux-mêmes leurs actions. Et d’affirmer qu’il est un opérateur économique qui intervient dans 3 secteurs différents en Côte – d’Ivoire dont les mines et l’immobilier.

 

 

 

 

 

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