Les 48 heures du CDP à New York : « Blaise Compaoré n’a commis aucune infraction » selon Eddie Komboïgo

By :  Bazona Barnabé  Bado et Moustapha Diaoune

Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) a organisé le 3 novembre 2018, les 48 heures du CDP à New York. A cette occasion une délégation forte de neuf (9) personnes avec à sa tête Eddie Komboïgo et Achille Tapsoba, respectivement président et vice-président chargé des affaires politiques, a fait le déplacement depuis Ouagadougou.

Une salle archicomble, des militants arborant les T – shirts du CDP, et une ambiance bon enfant, voilà décrit en quelques mots l’accueil réservé aux hôtes.

Lorsque Eddie Komboïgo fit son entrée dans la salle, l’assistance se mit debout, et on pouvait entendre des slogans tels que « CDP …, le Blaiso. »  Ce qui a fait dire au président du parti ceci : « Si c’était les USA qui devraient voter, le pouvoir serait aux mains du CDP. »

La parole est revenue d’abord à Marcel Yaméogo secrétaire chargé des structures du parti à l’extérieur, qui visiblement satisfait de la réussite des 48 heures du CDP, a tenu à remercier la délégation et les militants du parti. Il a saisi l’occasion pour expliquer la structuration du parti aux USA.

Achille Tapsoba prendra la parole et fera l’historique du CDP depuis sa création jusqu’à la perte du pouvoir. A ce sujet, il dira que Blaise Compaoré est arrivé au pouvoir dans des conditions difficiles et s’est employé à faire en sorte que le Burkina Faso revienne à une vie constitutionnelle. Il a donc salué « le combat libérateur » de ce dernier. Il a dit que le CDP a perdu le pouvoir sur une base non constitutionnelle mais très importante.  Il a donc souligné que « le CDP est fort de son échec, de ses leçons tirées, et de ses acquis en matière du développement et du rétablissement du tissu social au Burkina Faso. »

Parlant du coup d’Etat perpétré par le General Gilbert Diendéré, il dira que « le coup d’Etat a porté un coup dur au CDP » qui selon lui, « n’a ni planifié, ni organisé, ni soutenu le coup qui est intervenu pour régler des contradictions entre les acteurs de la période de transition. » Il a reconnu toutefois que « le CDP était un des bénéficiaires face à l’exclusion politique. »

Parlant de la crise au Burkina Faso, il dira que « sous la cendre il y a encore des braises et que les crises ne devraient pas nous faire oublier que nous sommes tous des fils et filles de ce pays. »  Pour lui, il faut une réconciliation nationale. Il a dit le CODER dont le CDP fait partie a remis au président Marc Christian Kaboré un mémorandum relatif à cet effet, et que les partis signataires comptent maintenant sur la volonté politique du président.

Parlant du terrorisme, il dira que c’est un fléau international et que c’est une erreur du pouvoir que de penser que le terrorisme relève d’un individu. « C’est une erreur de chercher des bouc –  émissaires, » a t – il dit. Et d’ajouter : « Lorsque les terroristes attaquent, ils ne trient pas, ils ne mettent pas de côté les militants du CDP et de l’autre côté les autres. » Aussi a – t – il fait savoir que « nous sommes disponibles à contribuer si le pouvoir nous approche. »

Eddie Komboïgo monte alors au créneau. « Vous avez le salut du bâtisseur du Burkina Faso et toute l’Afrique, de celui qui a donné la moitié de sa vie aux Burkinabè, Blaise Compaoré. Il m’a chargé de vous transmettre son salut fraternel, il a une pensée positive pour vous, et pour l’ensemble des Burkinabè…, » c’est en ces termes que le président de l’ancien parti au pouvoir a entamé son entretien.

Il rentre sans tarder dans le vif du sujet. « Nous avons un combat au Burkina Faso, » dit – il. Un combat qu’il résume en trois mots : « la réconciliation, le développement, et la paix au Burkina Faso. ».

Parlant de l’insurrection, il dira que c’est une erreur historique. Lorsque nous lui avons demandé en quoi l’insurrection est une erreur, il dira tout simplement que des maisons ont été brûlées, et qu’il a eu des pertes en vies humaines.

Pour ce qui est de la transition, il dira que « la transition a semé les graines de la division, de la vengeance, et du mépris. »

Il est revenu également sur le coup d’état. Il a embouché la même trompette que le vice-président en disant que le CDP n’est mêlé ni de près, ni de loin à ce coup d’état. »

Il a présenté la situation nationale sur trois aspects :

Sur le plan politique, il a parlé de la restriction de la liberté d’expression, du manque de dialogue entre le pouvoir et l’opposition, de la sécurité qui devient selon lui de l’insécurité. Il dira que « 240 Burkinabè ont perdu la vie pour cause d’insécurité, 273 écoles fermées, 64,000 élèves dans la rue, et 2100 enseignants sans emploi. » Il a aussi fait cas du nouveau code électoral dont il dit qu’ils n’accepteront pas.

Sur le plan social, il a parlé de « 253 grèves, le budget de l’Etat qui peine à peine à payer les fonctionnaires… »

Sur le plan économique, il fera cas « des entreprises qui s’exportent, des mines qui commencent à se fermer. »

En somme, il dira que le gouvernement devrait démissionner.

Il a également appelé au retour de tous les exilés. Lorsque nous lui avons demandé ce qui selon lui serait la priorité entre la justice et la réconciliation si Blaise Compaoré rentrait aujourd’hui, il a dit que Blaise Compaoré n’a commis aucune infraction tout en parlant d’une justice transitionnelle.

Bien avant tout cela, Eddie Komboïgo a installé dans leurs fonctions les membres de la section CDP des USA avec Hamza Ouédraogo comme secrétaire général à qui il a été demandé de travailler à la cohésion, et à l’unité du parti. Arborant l’écharpe du parti, Hamza Ouédraogo dira ceci : « j’ai écouté vos conseils, nous allons faire en sorte pour que personne ne soit écartée… »

 

 

 

 

 

 

 

One Reply to “Les 48 heures du CDP à New York : « Blaise Compaoré n’a commis aucune infraction » selon Eddie Komboïgo”

  1. Le CDP est une honte national. Blaise n’a commis aucune infraction, l’insurrection est une erreur …. Vous compter gouverner qui encore avec des affirmations anti-historiques de ce genre. C’est comme dire tout simplement que le Burkina Faso n’a jamais eu un autre nom. Seul le retardé va t’écouter.
    Mais qui sais? Comme c’est au Burkina, nos parents finiront par les voter encore, synonyme de nous imposer des bizarreries.
    Démocratie?

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