Mort tragique de Mohamed Touray à New York la balle dans le cœur : Dans les coulisses d’une mort brutale.

Un jeune homme de 18 ans a été tué accidentellement le mercredi 6 août 2019 dans le Bronx lorsque son cousin de 21 ans, qui croyait que le pistolet était vide déclencha la gâchette.

Mohamed Touray c’est de lui qu’il s’agit, a reçu une balle dans le cœur alors qu’il tendait l’arme à son cousin Omar Touray qui accidentellement a tiré sur Mohamed.

Un des reporters de votre journal qui était dans les parages ce jour – là revient sur ce triste incident à travers les coulisses.

Sekou Touray père de Mohamed Touray ( Photo New York Post)

Il était environ 16 h, heure de New York. Sheridan Avenue sur la 166 -ème street fourmillait de monde. Un silence de cimetière y régnait. Nous nous approchons de deux femmes aux yeux larmoyants.

« Qu’est ce qui se passe ici, » nous leur avons demandé . « Je ne sais pas, » une d’entre elles nous a répondu.

De l’autre côté de la route,  un groupe d’hommes s’était agglutiné. Nous nous approchons et nous leur avons demandé ce qui s’est passé . « Nous ne savons pas aussi, » disent – ils. Devant, c’est une armada de la police. Deux policiers traversent la voie et se saisissent d’un jeune homme le visage serein. Un homme qui était avec le groupe d’hommes se détacha du groupe, traverse la rue en courant en direction de la police comme pour arracher de leurs mains , le jeune homme qui venait d’être arrêté. A quelques mètres de la police et comme par intuition, il s’arrêta net. « Il n’a rien fait, il était avec moi en haut tout de suite, » dit un autre homme la cinquantaine bien sonnée.

La police stoïque, traverse la voie avec le jeune en question. Nous suivons la police de près. Nous avons entendu la police qui  lui  a demandé le nom d’un individu. Et puis on le met dans le véhicule pour la suite de l’interrogation.

Jusque-là, nous ne savons pas ce qui s’est passé. Nous tendons encore notre oreille. « Il doit être mort , ils ont essayé de le réanimer en vain, et l’ambulance est venu le prendre, » dit un autre homme qui ajoute qu’il a vu la mère du jeune homme appelé la police.

Nous rentrons dans le building et nous tendons encore l’oreille. Cette fois – ci, c’est une jeune femme qui se vautra à terre en criant au deuxième étage, le téléphone à l’oreille. « Who shot him ? » ( qui a tiré sur lui ?) demande-t -elle à l’autre femme qui est à l’autre bout du téléphone de l’autre côté. « He shot himself, » ( il a tiré sur lui-même) répond l’autre femme dont la voix résonne dans le téléphone de la jeune femme qui pleurait inconsolable. C’est là que nous avons compris qu’il y a eu mort d’homme.

Nous ressortons et nous nous dirigeons encore vers le même groupe d’hommes. Nous leur disons qu’il y a affaire de fusil ici. « C’est ce que je pense, » dit un homme qui ajoute que quand tu vois la police comme ça, c’est qu’il y a une question d’arme. « L’éducation des enfants dans ce pays est problématique, » dit – il.  Et d’ajouter : On ne peut pas forcément accuser les parents ; l’école et la rue ont aussi leur part de responsabilité. »

Nous nous approchons d’un autre homme qui semble bien connaître la famille. « Le petit est né   devant moi ici ; chaque fois qu’il me voyait il courrait vers moi et je lui donnais 1 dollar, » raconte – il . « Ses parents l’avaient envoyé entre temps au Liberia dans leur pays d’origine ; je pense qu’on devrait le laisser là-bas, » ajoute – t – il.

Omar Touray le cousin qui a déclenché la gâchette (Photo New York Post)

Trop tard. Mohamed Touray 18 ans, est mort sur place à l’intérieur de leur maison quand maladroitement son cousin Omar Touray déclencha la gâchette et sous les yeux impuissants de son père Sékou Touray, 60 ans. « Je savais qu’il n’allait pas s’en sortir, » a déclaré Sékou Touray dans le journal New York Post. Avant d’ajouter : « La balle l’a atteint tout droit au cœur, pas à la poitrine. »

Quant au cousin Mohamed, il est actuellement dans les mains de la justice où il est accusé d’homicide involontaire et de possession criminelle d’arme.

 

 The African Journal

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *