Musique : Jerusalema la chanson qui fait danser le monde entier

Quand le coronavirus a forcé des milliards de personnes à se confiner, un morceau dansant inspiré du gospel et aux paroles en zoulou a rapproché les gens via les réseaux sociaux, remontant un moral en berne à travers la planète.
Soignants devant leur hôpital, mineurs autour de leur camion, religieux un poil raides ou convives au restaurant se sont pris au jeu. Jusqu’au président sud-africain, Cyril Ramaphosa, qui avait invité ses compatriotes à participer à ce “défi Jerusalema” à l’occasion d’un jour férié en septembre. 

 

Retour sur un phénomène Made in Africa.

En février dernier, la compagnie de danse angolaise “Fenómenos do Semba” célébre son cinquième anniversaire à Luanda. Garçons et filles qui composent la troupe pratiquent la Kizomba, la Semba, l’Afro-House ou le Kuduro.

La fête est intimiste, faute de moyens. Les membres du groupe déambulent plats à la main, se croisent dans un ballet joyeux et détendu. De ce moment d’insouciance va naître la chorégraphie de l’année, le “challenge” le plus suivi de l’histoire.

Le son de Master KG, un DJ de 24 ans né au Zimbabwe, résonne et accompagne les pas synchronisés fraîchement inventés : le Jerusalema Challenge est né.

Un son sud-africain, une choré angolaise, un “challenge” planètaire 

“Nous avons écouté les paroles et cela correspondait au moment que nous partagions. Nous avons fêté cet anniversaire avec presque rien. Notre richesse, c’était cette musique. Elle nous a motivés, d’une certaine manière, même sans possibilité de vraiment faire la fête”, explique Adilson Maíza, chorégraphe du groupe.

Quatorze millions de vues plus tard sur YouTube, le moins que l’on puisse dire est que le message des Fenómenos s’est répandu comme une trainée de poudre.

En cumulé, Jerusalema représente même plus de 250 millions de vues sur le site de référence.

“Ce que nous voulions montrer dans cette vidéo, c’est le bonheur, c’est la simplicité des Africains, surtout des Angolais. Nous avons voulu montrer qu’il est possible d’être heureux même avec peu et dans les moments difficiles que nous traversons, avec Covid-19”, souligne Adilson Maíza.

 AN

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