ROJALNU – Afrique : Quand des Jeunes Africains échangent autour des questions liées au développement et à l’insécurité à New York

En marge de la 74e Assemblée générale de l’ONU, près d’une centaine de jeunes venus des quatre coins de l’Afrique se sont rencontrés au siège de l’Organisation des Nations Unies le 25 Septembre 2019 pour se plancher sur des sujets brûlants de l’heure tels que le développement et la sécurité, et aussi pour faire du plaidoyer sur d’autres sujets non moins importants. Et ce, à l’initiative du Réseau des Organisations des Jeunes Africains Leaders des Nations – Unies  (ROJALNU – Afrique ).

La rencontre a été placée sous la présidence du Directeur de Cabinet du Président du Faso, Son Excellence le Dr. El Hadj Saydou Zagré.

C’est Rodrigue Anthony Moapa Wala, président de ROJALNU – Afrique qui plantera le décor en disant que « ce que nous faisons n’est pas facile » car dit – il,  la jeunesse est complexe. « Nous comptons sur le concours et la participation de chacun. » a – t – il déclaré.

Réunis autour du thème « Jeunesse et les objectifs du développement durable plus sécurité: évaluation et plan stratégique d’avancement, » les jeunes ont donc échangé et partagé leurs expériences vécues dans leur pays respectifs sur des sujets tels que la sécurité, l’éducation, la santé , la technologie, la politique, les media sociaux.

L’exemple du Rwanda par exemple est enrichissant. Les jeunes Rwandais inspirés par les conséquences du génocide, mettent l’accent sur l’éducation des enfants tout en focalisant sur la paix et l’amour d’autrui. Si les jeunes Guinéens pensent qu’en Afrique l’accent doit être mis sur la technologie pour le développement du continent, les Nigérians pensent qu’il faut voir comment les jeunes peuvent s’impliquer dans ce processus de développement. Pour eux, il y a beaucoup plus de paroles que d’actions. Ils pensent qu’il faut adapter le système éducatif aux réalités du continent. Pour les Ethiopiens l’Afrique trouvera son salut lorsqu’elle aura une seule langue et une seule monnaie. Ils vont plus loin en disant que les religions importées, et la démocratie telle que conçue ne sont pas adaptables pour le continent Africain. Pour les Burkinabè, il y a un potentiel en Afrique. Et parlant spécifiquement du Burkina Faso, ils pensent que l’insécurité est un frein au développement.

Ce sont autant d’idées enrichissants qui aideront le réseau à atteindre ses objectifs.

 Au-delà de l’objectif premier de ROJALNU – Afrique qui est de : « promouvoir la participation citoyenne et responsable des jeunes dans le processus pour atteindre les objectifs du développement durable (ODD), » le réseau à entendre Mireille N. Simire de ROJALNU BF – US, est aussi actif dans le lobbying.

Pour la secrétaire générale exécutive de ROJALNU – Afrique la Sud-Africaine Amanda Nomnqa, les jeunes ont besoin de changer de mentalités . Elle plaide pour une éducation gratuite, le développement économique, et l’utilisation des médias sociaux. « Nous devons éduquer les jeunes sur la sécurité, et les changements climatiques, » a t – elle déclaré. Les travaux se sont poursuivis dans divers endroits.

Bazona Barnabé Bado

 

 

 

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