Voici l’homme qui appelle à la tuerie de masse des Burkinabè en Côte d’Ivoire, et la réponse d’un Burkinabè

Une vidéo au contenu inadmissible et réalisée par un énergumène portant le pseudonyme de Don Giovani et ivoirien de son état, appelle au massacre et à l’extermination des Burkinabè vivant sur le territoire ivoirien. Cette vidéo circule actuellement sur les media sociaux. Le péché que les Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, ont commis pour mériter un tel châtiment, c’est qu’ils ont « pris nos femmes, nos filles, nos terres, et qu’ils se sont immiscés dans la politique ivoiro – ivoirienne, » à entendre le sieur Giovani. L’appel de Monsieur Giovani, s’il est suivi et exécuté verra un génocide des Burkinabè en Côte d’Ivoire à la Rwandaise.

Avant de répondre à Monsieur Giovani,  je voudrais souligner le fait que :  

La Côte d’Ivoire est un pays dont l’hospitalité légendaire et séculaire ne souffre d’aucun débat ;

 Les Ivoiriens dans leur ensemble sont travailleurs, courageux, et beaux ;

 Le discours haineux d’un ignare ne saurait briser l’amitié, la concorde, et la paix entretenus depuis des siècles par ces deux peuples frères et amis.

Je voudrais donc demander la permission et la clémence des frères et sœurs et amis Ivoiriens pour répondre à cette brebis galeuse.

Monsieur Giovani, si tu as un problème personnel avec un Burkinabè, il ne faut surtout pas le généraliser. Si un Burkinabè a pris ta femme ou ta fille, c’est parce qu’il beau, gentleman, et énergique et que toi tu es vilain comme un charognard, tu es impuissant et qu’il te manque la manière. Si un Burkinabè a occupé ton lopin de terre que tu as déserté, c’est parce qu’il est travailleur et que toi tu es fainéant et que tu es une cigale qui passe son temps à chanter pendant que la fourmi est allée au charbon et mouille quotidiennement la chemise. Si un Burkinabè fait la politique en Côte d’Ivoire à ta place, c’est parce que toi, tu as tout simplement démissionné.

Le discours haineux sur vidéo de Monsieur Giovani appelant au génocide et au massacre de masse des Burkinabè en Côte d’Ivoire nous interpelle tous. En 1994, c’était une seule radio « Les Mille Collines » qui avait appelé au massacre des Tutsi au Rwanda. L’ONU a estimé à ce jour le nombre de Tutsi tués à plus de 800 000. Aujourd’hui c’est un seul individu qui appelle à l’extermination des Burkinabè résidant sur le territoire Ivoirien. En 1994, le monde entier comme par complicité est resté inactif, voire indifférent depuis le premier message véhiculé par la radio « Les Mille Collines » jusqu’à ce que les Tutsis soient tués comme des rats sauvages. C’était l’œuvre d’une et une seule radio.

J’ai eu l’opportunité à New York de rencontrer une victime de ce génocide rwandais. La victime en question a été témoin oculaire lorsque ses bourreaux égorgeaient sa mère et son père et qu’elle-même a eu son salut en prenant les jambes au cou. «  Vous les journalistes vous avez un outil puissant, je vous déteste » m’a – t – elle dit. Aujourd’hui nous sommes à l’ère des media sociaux qui sont devenus des outils puissants non pas seulement pour les journalistes mais aussi pour des analphabètes comme le sieur Giovani. Le message que cet outil véhicule peut atteindre les quatre coins du monde à la seconde près. Je n’ai aucun doute que tous les Ivoiriens partout où ils sont, ont déjà reçus l’appel terrifiant du sieur Giovani.

Le ver est dans le fruit. Quand un ver prend possession du fruit ou quand il y est, on l’enlève, on l’écrase contre un objet et on le jette dans la poubelle pour être brûlé avec les autres ordures. Monsieur Giovani est un ver qui est dans le fruit et qui ne mérite pas sa place au milieu des êtres humains. On nous dit qu’il vit aux Etats – Unis d’Amérique. Peu importe là où il réside. On doit le chercher, le traquer, par tous les moyens afin qu’il réponde de ses actes.

Je voudrais donc lancer un appel aux Burkinabè partout ou ils sont dans le monde à faire preuve de discernement pour ne pas généraliser les propos d’un déréglé mental, d’un affamé, d’un « loser » qui cherche ses repères, bref du diable incarné qui ne sait que détruire. Vive les peuples Burkinabè et Ivoiriens !

Bazona Barnabé Bado  

 

 

 

 

 

   

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