DÉCOUVERTE – LE MYSTÉRIEUX MALIEN QUI A SOUTIRÉ 135 MILLIARDS FCFA À UNE BANQUE À DUBAÏ

 Un jour d’août 1995, Foutanga Babani Sissoko entre dans le siège de la Banque islamique de Dubaï et demande un prêt destiné à l’achat d’une voiture. Le directeur de la banque accepte. Sissoko l’invite à dîner chez lui. Et c’est le début de l’un des cas d’abus de confiance les plus étonnants de tous les temps, selon Brigitte Scheffer, grand reporter de la BBC, auteure d’une enquête consacrée à l’homme d’affaires malien. Au cours du dîner, Sissoko confie au banquier Mohammed Ayoub qu’il a des pouvoirs magiques lui permettant de faire passer n’importe quelle somme d’argent du simple au double. Le banquier revient le voir avec un montant que le mystérieux homme d’affaires venu d’un lointain village du Mali fait simplement doubler, à son grand étonnement. Entre 1995 et 1998, Ayoub a effectué 183 transferts dans les comptes bancaires que détient Sissoko dans plusieurs pays, selon la journaliste de BBC... Read more

Une ancienne ambassadeure du Canada au Mali : Quelques réflexions personnelles sur la situation au Mali

Après avoir travaillé au Mali sur 8 ans, durant la période 1989-1993 et 2001-2005 et continué à suivre l’évolution du pays, je ne peux que constater aujourd’hui à quel point la démocratie, qui était pourtant porteuse d’espoir lors des premières élections pluralistes en 1992, s’est avérée être un gouffre pour ce pays. A l’indépendance les Maliens et Maliennes ont calqué les institutions françaises au lieu de prendre le temps de développer des mécanismes de gouvernance et des institutions qui leur soient propres. Au début de la soi-disant démocratisation, encore une fois on copie l’Occident et on ouvre les vannes au multipartisme. Il arrive quoi? Plus de 200 partis politiques sont créés – en fait des agglomérations de personnes autour de personnalités appréciées, avec lesquelles on a des liens familiaux, amicaux, ou autres. Fort heureusement, il n’y a pas de partis ethniques au Mali. Et il arrive quoi? L’exercice du pouvoir... Read more

New York : Les Maliens ont marché et ont dit que le départ du Président n’est pas négociable

Dix grands regroupements de partis politiques sous le label « Front pour la Sauvegarde de la Démocratie » et des représentants de plus d’une soixantaine d’associations et de la société civile se sont réunis ce vendredi 19 juin 2020, devant la Mission Permanente de la République du Mali Auprès de l’Organisation des Nations – Unies à New York pour demander la « démission pure et simple » du Président Malien Ibrahim Boubacar Keita ( IBK). Une manifestation qui s’est tenue concomitamment avec une marche de protestation au Mali pour la même cause. « La seule chose que nous demandons c’est le départ d’ Ibrahim Boubacar Keita, » a déclaré Boureima Naby Niambélé Président du comité d’organisation. Les manifestants accusent IBK d’être responsable de tous les maux au Mali. « Il n’a pas respecté les accords de Ouagadougou qui envisageaient un dialogue avec les rebelles, il s’est retourné vers l’Algérie et cela n’a rien donné... Read more