Le directeur général de l’actionnariat populaire pour l’entrepreneuriat Communautaire (APEC) a rencontré la diaspora burkinabè de New York le jeudi 26 septembre 2024 pour une séance d’information, de sensibilisation, de souscription et d’échanges. Monsieur Karim Traoré avait à ses côtés le chargé d’affaires de l’ambassade du Burkina Faso à Washington DC Edouard Bouda, la consule générale du consulat du Burkina Faso à New York Madame Estelle Pelagie Segda/Gango et son adjoint Taro Toussaint.
L’APEC à entendre Monsieur Traoré est la solution pour le développement endogène en partant du constat que l’aide au développement depuis les indépendances, et l’actionnariat réservé aux nantis ont été des modèles qui ont échoué jusque-là.
Lancé en juillet 2023, l’APEC a un budget de 25 milliards de franc CFA et 17 milliards ont été mobilisés à ce jour selon Monsieur Traoré. Quatre compagnies sont concernées à cet effet : Une usine de production de tomate à Bobo – Dioulasso, deux usines à Tenkodogo, une usine de type Faso Yaar, et une société minière à Gaoua. 
Pour ce qui concerne les modes de souscription, ils peuvent être faits à plusieurs niveaux : la plateforme numérique (www.apec.bf), le transfert d’argent, et à partir du point focal aux USA.
La souscription est donc faite en termes d’actions. L’achat d’une part d’action s’élève à 10.000 FCA. A en croire Monsieur Traoré la plus grosse part d’action à ce jour est de 60 millions de FCFA. Il faudra retenir aussi que les frais d’adhésion s’élèvent à 5000 FCFA.
Selon Monsieur Traoré il reste toujours 8 milliards à mobiliser pour compléter le budget de 25 milliards. Il espère que la contribution de la diaspora Burkinabé pourra faire la différence.
Pour Madame la consule générale du Burkina Faso à New York, « c’est une occasion qui est offerte à la diaspora. » Elle soutient par ailleurs que « la diaspora est un maillon essentiel pour la mise en œuvre de ce projet. »
Le chargé d’affaires à saluer l’initiative et a invité la diaspora à souscrire massivement.
Des questions soulevées par le public, on retiendra entre autres la pérennisation de l’APEC après la transition, le payement des bénéfices, le nombre de part d’actions possibles par individus, et le choix des sociétés.
Pour ce qui est de la pérennisation de l’APEC, monsieur Traoré dira que l’APEC est basé sur un modèle de société coopérative de droit privé avec un conseil d’administration et qu’à ce titre le projet survivra même après la transition. Quant aux bénéfices, ils ne seront payés immédiatement compte tenu du fait que c’est un début mais on parle déjà d’une période de 3 ans. Il précisera qu’on ne choisit pas les sociétés pour faire la souscription. « Quand vous payez, vous payez pour les quatre compagnies en même temps, » a t – il ajouté.
Bazona Barnabé Bado
